Le roman qui vous replonge 18 ans plus tard sur les traces du Phénix

In Memoriam | Le roman

Fiction transmédia, Principales créations, Roman
 » J’ai tatoué le dragon sur son ventre noueux
Il gisait là, en guerrier repu de bataille
À l’heure dite de son dernier repos, gorge offerte
Où j’ai planté la lame de son propre poignard
Il a apprécié le geste, j’en suis sûr. »

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Le roman In Memoriam est désormais disponible en version digitale ou imprimée sur toutes les plateformes et notamment : 

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Synopsis

Jack Lorski est un journaliste d’investigation. Il découvre par hasard une scène de meurtre dans un film super 8, tourné par un amateur dans les années 70.
Fasciné par cette découverte, il commence à enquêter et retrouve Karen, la fille du caméraman disparu, décidée à élucider le meurtre de son père. De Rhodes à Istanbul en passant par Londres, Rome et Prague, leur enquête va les mettre sur la piste d’un manuscrit ancien, qui a la réputation de porter malheur à ses différents propriétaires, tous morts accidentellement.

Au même moment, un tueur en série surnommé le Phénix, accompagne ses meurtres atroces d’un rituel ésotérique, en lien avec le manuscrit maudit.
Qu’est-ce qui relient ces évènements lointains ?

Pour le savoir, Jack et Karen se lancent alors à la poursuite du tueur. Mais affronter le Phénix sur son terrain n’est pas sans risque.

Couverture

Présentation

 » In Memoriam s’avère un thriller haletant s’appuyant sur une mystique allant des premiers temps de la Chrétienté à Giordano Bruno et Tycho Brahé, étayée par des connaissances historiques et géographiques assez solides pour être crédibles. Ce qui en rend la lecture d’autant plus appréciable. » Outrelivres.fr

Co-écrit par Eric Viennot et Florence Beauchard le roman In Memoriam est adapté du thriller interactif du même nom, sorti en 2003.

Il permettra à tous les joueurs de l’époque de se replonger dans l’univers du jeu près de 18 années plus tard.

Les autres découvriront l’enquête de Jack Lorski et de Karen Gijman sur les traces du tueur en série esthète surnommé le Phénix.

Pour les besoins du roman de nouveaux personnages apparaissent, certaines séquences qui n’existaient pas dans le jeu ont été ajoutées, et la fin sera différente.

Nous espérons que ce roman permettra à toutes et tous d’apprécier cette histoire, réécrite sous cette nouvelle forme.

Extraits des films du jeu original.

Interview d’Éric Viennot pour jeuxvideo.com

Le roman est-il une adaptation fidèle du jeu ou avez-vous modifié des passages ?

Le roman raconte l’enquête de Jack Lorski et de Karen Gijman sur les traces du Phénix, le tueur en série mystérieux qui envoyait des énigmes aux joueurs. Il est donc très fidèle à la trame principale du jeu, qui était racontée à travers les vidéos que le joueur découvrait au fur à mesure de son avancée dans l’aventure. Mais le roman a permis d’enrichir cette trame, de donner plus d’épaisseur aux personnages et de profondeur aux aspects historiques et ésotériques. Dans un jeu, on privilégie l’expérience du joueur, parfois au détriment de l’histoire. L’ajout de nouveaux protagonistes, qui n’étaient pas présents dans le jeu, a été nécessaire afin de rendre le récit plus vivant et plus rythmé. La fin a également été modifiée parce qu’elle dépendait beaucoup du gameplay et qu’il était difficile de l’intégrer dans le roman.

Comment s’est passée l’écriture à quatre mains ? Comment vous-êtes vous réparti le travail ?

A partir du scénario du jeu, j’ai d’abord créé la structure narrative du roman, son découpage en chapitres. Puis, pour chaque chapitre, j’écrivais un résumé qui était ensuite réécrit et enrichi par Florence Beauchard. Elle ajoutait des détails d’atmosphère, de sensations, de ressentis des personnages qui rendent le récit plus vivant et qui font la saveur d’un roman. Parfois nous discutions ensemble de tel ou tel détail. Elle a contribué aussi à étoffer le personnage de Karen qui était un peu transparent dans le jeu.

In Memoriam est connu comme l’un des jeux ayant le plus habilement brisé le quatrième mur. N’avez-vous pas peur que le roman soit quelque peu déceptif pour les joueurs et les joueuses qui ont connu le jeu puisque expurgé de toute dimension interactive ?

Ce sont deux types de médias et d’expérience qu’il est difficile de comparer. Dans un jeu, le joueur est intégré à l’histoire, ce qui crée effectivement un effet d’immersion incroyable.
Dans un roman, il redevient spectateur de l’histoire, mais plus attentif aux ressentis et aux motivations des personnages. Ce qui m’a motivé à créer ce roman c’était que cette histoire puisse être conservée et partagée, alors que le jeu n’existe plus que dans la mémoire des joueurs, puisqu’il n’est malheureusement plus possible d’y jouer aujourd’hui.
Grâce au roman, les fans du jeu pourront ainsi, 18 ans après sa sortie, se replonger avec plaisir dans l’intrigue principale. Il permettra aussi à un nouveau public qui n’a pas eu la possibilité de jouer, de découvrir le scénario du jeu sous forme littéraire. Ce sont des formes complémentaires.
Interview parue dans Jeuxvideo.com le 7 février 2021.

Extrait 1

Le film était abîmé, certaines images étaient indiscernables.

— Il ne date pas d’aujourd’hui, dit Paul, je l’ai trouvé chez un broc, en allant fouiner aux puces…

Jack le foudroya du regard.

— Et c’est pour me montrer un vieux super-huit de vacances qui ne sont même pas les tiennes que tu viens me tirer de mon lit !

— Non ! Regarde bien, tu vas voir, le gros morceau va arriver… Là, déjà, on change de plan. Le mec est tout seul sur un bateau avec un pêcheur, ils arrivent sur une île… Il filme l’arrivée… Il coupe sa caméra et la reprend quand il commence à se balader… Et là… Maintenant, accroche-toi !

Jack se tut et reporta ses yeux vers le mur. L’image qui sautait et le ronronnement du projecteur le gênaient. Il bailla et resta la mâchoire en suspens. Il vit le petit groupe de trois hommes, la bousculade au bord de la falaise. Il vit l’arme et l’homme à terre.

Le bras tendu en direction de la caméra, l’image qui basculait, et puis plus rien.

Le cliquetis de fin de projection le ramena au présent. Paul le regardait intensément, il avait du mal à parler.

— Tu as vu ? Souffla-t-il.

— Oui, j’ai vu…, dit Jack, d’où sors-tu ce truc ?

La voix de Jack était claire, son esprit était en éveil. Il avait appris à faire confiance à son instinct, et il sentait que ce qu’il venait de voir nécessitait toute son acuité.

— Dimanche dernier, je suis allé traîner aux puces, comme d’hab, et j’ai trouvé une caméra super-huit, comme celle que mon père avait quand j’étais môme. J’ai craqué. Je te passe les détails, mais voilà, ce que tu viens de voir était dedans. Je l’ai développé aux beaux-arts, grâce à un pote. J’ai vu, et je suis venu…

— Tu as bien fait, mais avant de s’emballer, et en supposant qu’il ne s’agit pas d’un canular, il faut savoir de quand date ton film et s’il est aussi vieux qu’il en a l’air, comment il a pu atterrir entre tes mains en 2002. Quant à ce qui s’est passé, où et avec qui…

Jack attacha ses baskets et enfila sa veste.

— On va voir ton broc pour commencer !

— Maintenant ? Mais il est à peine cinq heures ! Attends, Jack, je dois rentrer chez moi, je suis parti sans rien dire à ma copine… Je vais lui rapporter des croissants et lui expliquer tout ça. Je te rappelle pour te donner rendez-vous du côté de Clignancourt en début d’après-midi. Recouche-toi et reprends ton rêve… C’était quoi au fait ?

— Oh… Juste un rêve merveilleux que tu as brisé, plaisanta Jack, masquant la contraction instinctive de son estomac à cette évocation. Il enchaîna aussitôt :

— Laisse-moi tout ça, il désigna le projecteur, je vais me refaire une séance en solo et réfléchir à ce qui vaut la peine d’être approfondi… Embrasse ta copine… Au fait, je la connais ?

— Non, je l’ai rencontré avant-hier dans une fête, elle est danseuse de tango…

— Argentine ?

— Ben non, elle est irlandaise… Pourquoi ?

Extrait 2

La voiture pila devant lui, resta immobile un instant et redémarra brusquement, décrivant un assourdissant arc de cercle pour le contourner. Jack sauta en arrière et elle s’immobilisa de nouveau à sa hauteur, moteur ronflant. La vitre se baissa, côté conducteur, révélant l’expression tendue d’un homme d’une cinquantaine d’années.

— C’est vous, Lorski ?

Le ton était presque hargneux.

— C’est bien moi. Merci d’être venu, Monsieur Tsirkas.

— Ouais, je commence déjà à le regretter… Que voulez-vous de moi, au juste ?

— Vous avez enquêté pour le compte de Madame Volker, en 1975… Que savez-vous de son mari, de sa disparition ?

— Rien ! Je vous l’ai déjà dit : je n’ai rien trouvé. Cette affaire pue ! Et moins j’en sais, mieux je me porte !

— De quoi avez-vous peur ? Quelqu’un vous a contacté à part moi ?

— Pourquoi croyez-vous que je tienne à oublier cette histoire ? Oui, on m’a « contacté », comme vous dites, et assez fort pour me passer l’envie de continuer…

Jack étudia le visage gras et fatigué du privé, ses joues luisantes d’une sueur que la température, même estivale, ne suffisait pas à justifier ; ses yeux trop mobiles et la crispation de ses traits… Il ne jouait pas la comédie. Jack tenta encore une fois de le faire parler :

— Qui vous menace ? Qui est derrière tout ça ?

— Je n’en ai aucune idée, et c’est tant mieux ! Écoutez, je suis venu pour vous mettre en garde… Vous ne savez pas où vous mettez les pieds… C’est trop dangereux, laissez tomber !

— Je n’en sais pas encore assez pour en décider. Écoutez, Tsirkas, une dernière fois : vous avez dû faire quelques découvertes avant de tout arrêter. Est-ce qu’il y a un élément qui pourrait… ?

Jack laissa sa phrase en suspens, et attendit. Le détective détourna la tête et haussa les épaules. Il ferma les yeux un instant, les rouvrit, et fixa Jack, résigné.

— Il y a un libraire, à Istanbul… Volker est allé le voir juste avant de venir à Rhodes. Tenez ! Ce sont ses coordonnées…

Il lui tendit un morceau de papier griffonné, puis embraya, prêt à démarrer. Jack retint la portière.

— Vous l’avez rencontré ? Le libraire…

Tsirkas rugit littéralement :

— Non ! Jamais ! Et je vous conseille de bien réfléchir avant d’essayer quoique ce soit. Maintenant, ce n’est plus mon problème, mais je vous aurais prévenu, Lorski… en tout cas, vous ne m’avez pas vu…

— Merci…

Le détective ne l’entendit pas, il accélérait déjà pour repartir. Jack suivit les feux arrière de la berline jusqu’à ce qu’ils se réduisent à deux lucioles écarlates titubant sur le quai.

Extrait 3

Elle sera parfaite, ma naïve Vénus anglaise aux yeux d’eau claire. Nous sommes au mois de mars, elle sera donc Vénus de printemps.

Je la veux ainsi : blonde et pâle, sur sa couche de pétales de roses ; comme embaumée d’essences mauves.

Je dénouerai ses cheveux en très longues vagues, ses mains auront retenu l’eau qui l’a fait naître, ses lèvres froides parfumées d’écume amère, ses yeux de sel et d’eau brilleront plus encore.

Ma déesse immolée au cou si délicat, que je serrerai d’un rien, d’un tout petit lien… J’ai trouvé pour toi cette robe couleur de lumière : elle est blanche, si blanche, éclatante au Midi.

Tu vois : j’ai tout prévu pour ta dernière nuit…

Je n’ai rien oublié, je n’oublierai jamais : ils n’avaient pas le droit, je n’avais pas fini. Bien sûr, comme les autres, tu ne comprendras pas : tu vas mourir, ma belle, tu serviras mon Œuvre.

Tu seras la Cinquième, sûrement pas la dernière : j’ai fort à faire encore ! Je reviens de l’obscur et j’ai faim de Lumière… Tel mon Maître, je possède les clés d’autres royaumes. Je suis sa mémoire renaissante, vaste et éclairée. Son chemin est le mien, qui me guide et m’inspire.

Je suis le Phénix, le bras armé de la Connaissance.

Ma mission est juste. Je suis le Maître.

 

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